La sophrologie Caycédienne allie philosophies et pratiques corporelles occidentales et orientales (du yoga Indien au bouddhisme Tibétain en passant par le zen Japonais).
Elle permet d’explorer, de renforcer les capacités de notre corps et de notre esprit jusqu’à atteindre une harmonie corps-esprit, source d’apaisement et de Paix intérieure.

La sophrologie en quelques mots

Crée par le Professeur Alfonso Caycédo en 1960, elle est basée sur une relaxation dynamique Caycédienne, ainsi elle se pratique préférentiellement en postures debout ou assise, avec pour seule musique le son de la voix du sophrologue qui guide la séance.

Basée sur le principe essentiel de l’action positive, la sophrologie Caycédienne se fonde sur la recherche du positif plus que sur l’analyse du négatif de notre vie.

La sophrologie permet de moduler les chemins neuronaux, ainsi plus nous pratiquons, plus de nouvelles voies se tracent dans notre cerveau. En cela, « la sophrologie c’est un peu comme le piano : il ne suffit pas de savoir lire la partition, le plus important c’est la pratique » (Natalia Caycédo).

Au-delà du bien-être et de l’équilibre qu’elle apporte, la sophrologie Caycédienne nous permet aussi de répondre à des questions sur notre propre existence : « Quelles sont mes valeurs ? Qu’est ce qui fait sens pour moi aujourd’hui ? »

sophrologue
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Historique

C’est en 1960 que le Professeur Alfonso Caycédo, neuropsychiatre à l’Hôpital de Madrid, passionné par la conscience humaine, crée une nouvelle école scientifique qu’il nomme « sophrologie ». Ce terme découle des racines grecques « sos – phren – logos » pour exprimer « l’étude de la conscience en équilibre ». Le Professeur Caycédo a pour objectif d’améliorer la qualité de vie de ses patients, en évitant les techniques brutales de l’époque (électrochocs, coma insulinique…).

Il base les concepts de cette nouvelle science sur la Phénoménologie Existentielle décrite par Husserl et Heidegger. L’attitude phénoménologique consiste à mettre entre parenthèse nos « à priori » et à accueillir les « phénomènes » – perceptions, sensations, émotions, sentiments – qui se présentent sans les juger, les comparer ou les interpréter.

De 1962 à 1964, il poursuit sa formation en Suisse auprès d’un éminent psychiatre phénoménologue, dont il devient l’assistant : le Dr Ludwig Biswanger.

De 1965 à 1968, il séjourne dans les trois hauts lieux de la tradition orientale : l’Inde, le Tibet et le Japon. Il y étudie les méthodes de modification de la conscience par les mystiques orientaux ainsi que les moyens d’entrainer cette même conscience (yoga, bouddhisme et zen).

Il revient en Occident avec la base de sa méthode : la relaxation dynamique. Il est alors nommé Professeur agrégé de la Chaire de psychiatrie de Barcelone. A partir de cette date, le Pr Alfonso Caycédo n’aura de cesse de développer ses concepts et sa méthode.

Partie du champ de la neuropsychiatrie, la sophrologie Caycédienne est invitée dans les services de gynécologie-obstétrique, cancérologie, traumatologie … Le Professeur Caycédo ouvre ensuite la sophrologie au champ social, éducatif et sportif et à celui de la prévention et du développement personnel.

En 1989, le terme sophrologie étant tombé dans le domaine public et afin de protéger sa méthode extrêmement structurée par des années de recherches et de validations, le Pr Caycédo nomme celle-ci « Sophrologie Caycédienne ». Des écoles agrées dispensent la formation de sophrologue caycédien(ne), garantissant l’orientation méthodologique et conceptuelle de cette méthode.

Aujourd’hui, les travaux de recherche et d’enseignement de la sophrologie Caycédienne continuent grâce à sa fille et son époux, le Dr Natalia Caycédo et le Dr Koen Van Rangelrooij, tous deux neuropsychiatres.

Sémantique

A l’instar de tout « découvreur » Alfonso Caycédo développe un nouveau vocabulaire. Il fonde celui-ci sur le terme « phronique » qui signifie « conscience » en grec.

Phronique : du grec « phren » – l’esprit, la conscience

Sophronique : du grec « sos » – équilibre, harmonie et « phren », désigne la conscience en harmonie

Vivance (vivantiel) : ensemble des phénomènes corporels et psychiques (perceptions, sensations, émotions, sentiments…) qui émergent à la conscience lors d’une séance de sophrologie

Vivance phronique : ce néologisme désigne « la dimension interne de l’être », c’est éprouver la vie qui est en train de se vivre en soi. (Caycedo, mars 2006).

Phénodescription : étape importante en sophrologie qui consiste à décrire les phénomènes ressentis lors d’une séance. Ces phénodescriptions peuvent se faire librement à l’écrit ou à l’oral.

Le Professeur Caycédo a constaté que l’écriture juste après la pratique favorise la prise de conscience des perceptions, sensations, émotions, sentiments qui émergent. Nous prenons alors conscience de ce qui importe dans notre vie à cet instant t. Il a nommé ce geste d’écriture « phénodescription ».

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